La méta-analyse confirme le mauvais dossier de sécurité de la rosiglitazone

La méta-analyse confirme le mauvais dossier de sécurité de la rosiglitazone

La rosiglitazone est toujours approuvée par l’US Food and Drugs Administration (FDA) pour le traitement du diabète de type 2, Malgré les méta-analyses, il est associé à un risque accru de crise cardiaque et d’insuffisance cardiaque. Une troisième méta-analyse, limitée cette fois à quatre essais de plus d’un an, confirme ces résultats antérieurs. Les patients prenant de la rosiglitazone étaient 42% plus susceptibles d’avoir une crise cardiaque que les témoins prenant d’autres hypoglycémiants oraux ou un placebo (94/6421 v 83/7870, risque relatif, 1,42, IC à 95% 1,06 à 1,91). Ils étaient également deux fois plus susceptibles de développer une insuffisance cardiaque (2,09, 1,52 à 2,88), un effet secondaire bien connu des médicaments de cette classe. La rosiglitazone n’a pas été associée à un excès de décès. Les auteurs et un éditorial lié (p 1216) conviennent que les organismes de réglementation devront revoir cet agent. En attendant, les médecins devraient réfléchir soigneusement avant de le prescrire. La poglogliazone, un autre médicament antidiabétique de la même famille, semble avoir un effet étonnamment différent sur les événements ischémiques. Dans une méta-analyse de 19 essais randomisés, la pioglitazone a réduit les risques de crise cardiaque, d’accident vasculaire cérébral ou de décès chez les participants de 18% (hazard ratio 0,82, 0,72 à 0,94). Comme prévu, l’insuffisance cardiaque est restée un problème. La FDA a émis des avertissements de boîte noire sur le risque d’insuffisance cardiaque avec les deux médicaments.

Sylvie

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