Identifier les personnes à risque élevé d’hospitalisation d’urgence

Identifier les personnes à risque élevé d’hospitalisation d’urgence

Prévoir qui court un risque élevé de devenir gravement malade et d’être admis d’urgence à l’hôpital est devenu un enjeu important le NHS en Angleterre. Le ministère de la Santé a l’intention d’identifier les personnes aux prises avec des problèmes complexes à long terme, qui sont des utilisateurs fréquents de soins secondaires non planifiés1. Une fois identifiée, une responsable communautaire ou un autre professionnel de la santé prendra en charge ces cas. a été défini comme un programme visant à gérer de manière intensive des patients souffrant de maladies incontrôlées ou coûteuses dorsal. ” 2 Les matrones communautaires pourraient provenir de n’importe quelle branche des soins infirmiers, mais les infirmières de district sont considérées comme le groupe le plus facile s’adapter au rôle. Cette approche pourrait réduire le nombre d’hospitalisations d’urgence évitables et aider à atteindre l’objectif de l’entente de services publics de réduire de 5% les jours d’hospitalisation d’urgence d’ici mars 2008. Mais comment identifier les personnes à risque élevé d’admission d’urgence?Le ministère de la Santé signale que les partenaires de la santé et des services sociaux peuvent désormais convenir des critères de sélection des personnes pour la gestion des cas en se basant sur les bonnes pratiques déjà établies dans différentes parties du pays. ” les critères sont susceptibles de prendre en compte la fréquence et la durée des séjours hospitaliers antérieurs, le nombre de problèmes médicaux et autres, le nombre de médicaments pris, les taux de consultation des médecins généralistes et d’autres facteurs de risque tels que le décès d’un soignant. Roland et al ont utilisé des données administratives pour suivre les tendances subséquentes des admissions d’urgence de patients individuels âgés de 65 ans ou plus ayant eu deux hospitalisations d’urgence ou plus à l’hôpital. en une année: les mêmes critères que ceux utilisés pour identifier les patients pour l’inscription aux projets pilotes NHS Evercare.2,4 La cohorte à haut risque a été identifiée en 1997-8 et suivie pendant cinq ans en utilisant hospital al statistiques sur les épisodes, qui permettent d’identifier les hospitalisations séparées. Les chercheurs ont constaté que les admissions totales et les jours de lit pour la cohorte ont fortement diminué au cours des années suivantes. Dans le groupe des 65-74 ans, la cohorte avait un taux d’admission 20 fois plus élevé que la population générale du même âge en 1997-8. Ce ratio est tombé à 5,2 en 1998-1999 et à 1,7 en 2002-2003. La cohorte entière, comprenant 2,9% de la population totale de l’Angleterre âgée de plus de 65 ans au milieu de 1997, représentait 38% des admissions d’urgence en 1997-8 mais seulement 3,2% en 2002-3.Les auteurs supposent que la réduction progressive des admissions et les jours de lit sont probablement dus à des décès dans la cohorte et à une régression vers la moyenne chez les patients survivants, mais ils n’ont pas été en mesure d’évaluer les contributions relatives de ces explications. Il faut faire preuve de prudence lorsqu’on présume que les patients identifiés comme présentant un risque élevé, selon leur taux d’admission d’urgence à l’hôpital, continueront d’être exposés à un risque élevé d’admission d’urgence. L’implication de cette recherche est d’évaluer une intervention comme la gestion de cas dans une cohorte de personnes âgées en mesurant simplement son effet sur les taux d’hospitalisation de la cohorte serait très trompeur car leurs admissions auraient tendance à diminuer quelle que soit l’intervention. Roland et al montrent que, dans les évaluations d’interventions visant à réduire les hospitalisations d’urgence, il est essentiel de comparer le groupe d’intervention à une population témoin soigneusement sélectionnée. Lors de l’évaluation de la prise en charge par les matrones communautaires, les méthodes et les résultats doivent être choisis avec soin. veiller à ce que le véritable effet de cette initiative sur les admissions d’urgence soit mesuré. L’impact plus large du plan de transfert de 3 000 infirmières de district expérimentées ou d’autres professionnels de la santé de leurs rôles actuels pour assumer ce nouveau rôle devrait également être envisagé, car cela pourrait laisser des lacunes dans la prestation d’autres services communautaires.

Sylvie

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