Conte de l’inattendu

Conte de l’inattendu

“ Bonjour, monsieur. Comment ’ s vous respirez maintenant? ” Je bouge joyeusement, en tirant le rideau bleu. Mais il ne respire pas du tout. Je suis stupéfait, tout à fait abasourdi. Je dois repousser toute envie de le presser de remettre le masque à oxygène, de recommencer la perfusion de nitrate, ou d’appeler les infirmières pour l’aider à s’asseoir dans une meilleure position de respiration. Mais pourquoi suis-je si surpris? Hadn ’ t I, en documentant “ impression — oedème pulmonaire grave, ” enregistré qu’il a une mortalité de 90%? Lors de la demande d’une révision de haut niveau une heure plus tôt, j’ai suggéré que “ n’essayez pas de réanimation ” l’ordre pourrait être approprié? Hadn ’ t J’ai entendu le registraire médical préparer la famille pour le pire? Oui. Mais ni les statistiques ni les protocoles ne peuvent vraiment vous préparer à ce moment où votre rôle de médecin change; quand vos penchants vitaux et votre arsenal de médicaments sont impuissants en présence de quelqu’un déjà mort; quand, contrairement à toutes les autres rencontres cliniques, votre diagnostic ne repose pas sur la tonalité particulière d’une respiration sifflante ou la forme d’onde variable d’un pouls mais sur l’absence totale de signes de vie.Souvent, en tant que médecins débutants, notre confrontation avec la mort est tamponné. Soit nous nous en remettons (médicament réussi?) Soit nous y sommes préparés (appelés par les infirmières pour venir certifier un décès qu’ils ont déjà découvert). A cette occasion, les infirmières avaient trouvé le vieil homme mort cinq minutes plus tôt mais hadn ’ t m’a dit parce que j’avais été avec un autre patient dans la baie suivante. Je me suis rendu compte à quel point leur travail pouvait être pénible et que j’ouvrais toujours le rideau bleu à l’inattendu.

Sylvie

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